ŞİİR ADAPTE EDİYORUM, AFFOLA... Jean Genet Le condamné à mort Le vent qui roule un cœur sur le pavé des cours, Un ange qui sanglote accroché dans un arbre, La colonne d'azur qu'entortille le marbre Font ouvrir dans ma nuit des portes de secours. Un pauvre oiseau qui meurt et le goût de la cendre, Le souvenir d'un œil endormi sur le mur, Et ce poing douloureux qui menace l'azur Font au creux de ma main ton visage descendre. Ce visage plus dur et plus léger qu'un masque Est plus lourd à ma main qu'aux doigts du receleur Le joyau qu'il empoche ; il est noyé de pleurs. Il est sombre et féroce, un bouquet vert le casque. Ton visage est sévère : il est d'un pâtre grec. Il reste frémissant au creux de mes mains closes. Ta bouche est d'une morte où tes yeux sont des roses, Et ton nez d'un archange est peut-être le bec. Le gel étincel...